1 N 47. e Conseil débute selon un rituel désormais bien rodé : contretemps, difficultés et remises en

1 MAI N 47 ÉDITO Pour demain n ce 1er mai, le brin de muguet, porteur d espoir et de luttes, paraît bien fragilisé par la situatio...

Author:  Joseph Fortier

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MAI

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2013 N° 47

ÉDITO

Pour demain n ce 1er mai, le brin de muguet, porteur d’espoir et de luttes, paraît bien fragilisé par la situation économique et sociale. Sur le plan local, pourtant, des avancées encouragent ceux qui résistent.

E

Ainsi, le tribunal administratif vient d’annuler un projet d'usine de méthanisation à Romainville au motif que des « inexactitudes, omissions ou insuffisances de l'étude de danger » ont conduit à en sous-estimer les conséquences négatives. A Montreuil, la fermeture de l’autoroute imposée par le pouvoir municipal sans prendre en compte les conséquences de cette décision pourrait bien connaître le même sort. La municipalité continue à prendre des initiatives très controversées (densification rapide et excessive, recul des espaces verts, mise sous tutelle des associations, liquidation des Sociétés d’Economie Mixte…). Une communication effrénée porte cette certitude d’avoir raison en tout et sur tout. Elle bloque tout dialogue et accentue l’exercice personnel du pouvoir. Mais la justice vient de donner raison au collectif « Citoyens Branly », en validant son recours contre l’installation d’un camp Rom rue Edouard-Branly. Le permis précaire, base de cette réalisation, est reconnu comme « procédure de détournement ». Dans le Bas Montreuil, l’aménagement de la rue Paul-Bert relève de la même opération. L’autoritarisme s’incarne en pratiques d’intimidation : devoir de réserve caricaturé en devoir de se taire pour tous les employés municipaux, démembrement brutal de l’équipe du Méliès, compagnies de CRS contre les riverains protestataires de la rue Paul-Bert. Alors, redisons que les seules batailles perdues d’avance sont celles qui ne sont pas menées. Les formes du combat démocratique peuvent varier selon les circonstances, mais elles gardent une même exigence pour les Montreuillois : s’unir pour reprendre leur destin en main et écrire demain l’histoire d’une ville populaire et solidaire.

Méliès : directeur licencié, membres de l’équipe déplacés. Demandons leur réintégration !

D.R.

A l’initiative de l’AMUTC, une manifestation a eu lieu. Revendication : le prolongement de la ligne 9 (Voir pages 6 et 7).

Conseil municipal du 28 mars 2013 Le comité de défense du Méliès et l’association des riverains de la rue Paul-Bert se sont retrouvés à ce Conseil. Après une fouille au corps humiliante, ils ont accédé à la salle des fêtes. Leurs protestations seront assez puissantes pour être tout à fait audibles, ce qui est nouveau, par les Montreuillois qui sont devant leur télévision. e Conseil débute selon un rituel désormais bien rodé : contretemps, difficultés et remises en cause. L’ordre du jour est contesté. Quant au vœu pour demander la réduction de la TVA sur les travaux à réaliser dans les logements sociaux, il est retiré au prétexte de ne pas critiquer un gouvernement de gauche. M. Mosmant oublierait-il comment son groupe traitait la majorité de gauche de Montreuil il y a 6 ans ? Et puis, l’opposition aura à batailler pour faire passer de 2 000 € à 5 000 € l’enveloppe de soutien aux travailleurs de PSA, alors que d’autres villes du 93 se sont montrées plus généreuses.

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Dénomination des nouvelles écoles de l’avenue de la Résistance Nous nous attarderons sur cette délibération.

Sommaire page 9

Deux noms sont donnés : StéphaneHessel pour l’école primaire et Les Zéfirottes pour l’école maternelle. Selon Mme Pilon, première adjointe, déléguée à l’éducation et à l’enfance, les appellations doivent être en relation avec le mot « Résistance », du nom de l’avenue où se trouve cet équipement. Comme le dira Alexie Lorca (PS), un nom était alors évident : « Ecole Résistance ». Le mot est-il jugé trop fort, trop marqué, dans la lignée des municipalités précédentes ? Il est même bien possible que ce nom soit justement un biais habile : « Hessel » effacerait « Résistance » comme hier « Césaire » balayait « Frachon » devant l’hôtel de ville. Le nom de Madeleine Odru, cité plusieurs fois, aurait pu faire consensus : femme montreuilloise, résistante,…

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ACTUALITÉ

Tout au bout, encore sur la rangée de tables des élus de la majorité mais pas encore placé tout seul à une petite table comme le fut M. Saunier (ancien premier adjoint), M. Bendada prend la parole. Il dit ce que d’autres pensent et son intervention sur la gouvernance vaut qu’on s’y arrête. Il reproche à Mme Pilon de se croire au théâtre : « La politique, c’est sérieux ». Il regrette que les rêves dont lui et ses colistiers étaient porteurs en 2008 aient été détruits. « Les blessures, plus nombreuses que les promesses réalisées, sont le résultat d’une politique du mépris, mépris de la liberté, mépris de la concertation, mépris du travail en commun, mépris des agents, mépris des règles qui organisent l’action collective ». Répondant à Mme Pilon, selon qui personne n’avait anticipé le besoin en équipements scolaires, il confirme que la démographie scolaire n’aurait pas dû être une surprise et que la question a fait débat au sein de la majorité en début de mandat. Mme Voynet n’a pas voulu entendre ceux qui, comme lui, tiraient la sonnette d’alarme. Mais M. Bendada n’est pas le seul à prendre conscience de la situation. Mme Voynet l’accompagne. Elle déclare : « Nous sommes tous minoritaires dans cette assemblée » ! L’aveu est tardif, mais il est de taille ! Bien dommage que jamais aucune conséquence n’en ait été tirée !

Erratum

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Dans notre article sur la situation politique à Montreuil (n° 46), nous n’envisagions pas l’existence d’un troisième candidat Front de gauche en la personne de Gaylord Le Chequer. Notre information était erronée. Nous lui présentons nos excuses.

Confirmation

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Mme Viprey est officiellement candidate à l'élection municipale de 2014. Seule, c’est-à-dire sans le compagnonnage de Mme Voynet cette fois-ci. Les illusions ne sont plus d’actualité.

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Conseil municipal …déportée, membre de l’Education nationale, porteuse de la mémoire notamment auprès des jeunes, Madeleine incarne toutes les conditions pour qu’un hommage public lui soit rendu. Evidemment, elle était communiste. Faudra-t-il donc aller à Romainville pour trouver cet hommage ? Se situant en dehors des champs politiques, « Les Zéfirottes » mérite une explication. Mme Pilon la donne. « Au départ, il était question d’appeler la maternelle « Claude-Ponti », du nom de l’écrivain-illustrateur auteur d’albums pour enfants. Ponti proposera de mettre plutôt à l’honneur un de ses personnages : « Foulbazard » ! Provocation ? Cette suggestion ne sera, en tout cas, pas retenue. Mme Pilon argumente : « Nous avons pensé que le nom ne serait pas bien reçu par la communauté éducative et nous retenons le nom d’autres personnages, Les Zéfirottes* ». La communauté éducative, pratiquement jamais consultée, a bon dos ! Imaginons la plaque à l’entrée de l’école : groupe scolaire « Stéphane Hessel-Les Zéfirottes ». Shocking non ? Finalement, seule la majorité votera en faveur de ces dénominations, ce qui fera dire à Jean-Jacques Serey (PCF) : « C’est assez surréaliste ! Alors qu’une école devrait faire consensus, on n’arrive pas à trouver une entente ! ».

Est-il bien pertinent de présenter cette délibération ? Mme Viprey (RSM) ironise : « C’est bien la première fois que nous allons bapti-

(suite) ser un chantier ! » et elle conclut : « Voter immédiatement le nom de ces deux écoles qui n’ouvriront pas avant 18 mois doit être considéré pour ce que c’est : une farce et la recherche d’un coup politique et encore d’un coup de com’. Il ne faudra pas compter sur les élus de RSM pour en être complices. ». Dominique Attia (FASE) rappelle : « La démocratie, ce n’est pas seulement les informations et les explications qui tombent d’en haut, les projets qui arrivent bouclés et qui ne peuvent être changés qu’à la marge. C’est aussi les débats, les questions qui viennent des citoyens, la prise en compte de leurs propositions. C’est surtout la possibilité de choisir entre plusieurs options ». De qui sont ces doctes paroles ? De Mme Voynet. Il est vrai que c’était il y a longtemps, en 2008, au moment où il fallait conquérir le pouvoir ! Le groupe communiste-Fase ne participera pas au vote.

Les droits des citoyens Mme Pilon reproche aux citoyens d’exercer leurs droits et trouve bien intéressant qu’en Allemagne une loi ait été votée, il y a un an, interdisant de déposer des recours pour protéger les projets d’intérêt public. Chacun appréciera cette attaque contre l’exercice de la démocratie de la part d’une majorité prompte à bloquer toute véritable discussion. Comme le dira Jean-Jacques Serey : « Il est bien dommage que vous n’ayez pas voulu entendre les riverains, qui n’étaient pas opposés à un groupe

*Petits personnages qui se battent contre la mauvaise herbe ! Il est vrai qu’au 50 avenue de la Résistance, une fois l’école terminée, toute mauvaise herbe aura été éradiquée ! Les petites bêtes pourront se reposer.

EN BREF

Le temps des révélations

Sur le budget d’Est Ensemble La CAEE (Communauté d’Agglomération Est Ensemble), née le 1er janvier 2010, c’est du gigantesque : 400 000 habitants, 9 villes concernées, plus de 65 000 logements sociaux, 152 000 emplois, 3 lignes de tramway, 5 lignes de métro, 1 ligne de RER, la communauté la plus grande d’Île-de-France et la 6e de France. Cette intercommunalité de gestion, qui entend rationaliser les services rendus à la population et les rendre plus efficaces, est l’objet d’interrogations critiques. A Montreuil, nombre d’habitants constatent que des transferts massifs d’établissements et de moyens en direction de la CAEE affaiblissent l’identité communale sans que des avantages soient clairement identifiés. L’affectation de personnels communaux à la nouvelle instance entraîne des grèves par secteur. De plus, ce nouveau pouvoir est poussé, de par sa

ACTUALITÉ

Conseil municipal scolaire à cet endroit-là ni à la reconstruction du centre de loisirs. Ils posaient simplement des questions sur la taille de l’équipement et sur la disparition du jardin ».

Comment ce projet d’école a-t-il été choisi ? Mme Voynet tente d’impliquer son expremière adjointe, Mme Viprey, dans la prise de décision. Bien entendu, celleci s’en étrangle d’indignation et croque le morceau : « Ce que vous dites ce soir est un mensonge ! Mme Voynet, votre voix a été prépondérante pour la décision du projet retenu ». Pour comprendre ce que signifie cette phrase sibylline, il faut savoir que, lorsque deux projets obtiennent le même nombre de voix, c’est celle du président du jury qui fait la différence. Quoi qu’il en soit, ce qui est mis en cause par les riverains, ce n’est pas le travail de l’architecte mais bien le cahier des charges : faire entrer une école de 24 classes dans ce terrain enclavé et trop petit, massacrant du même coup le seul espace vert du quartier digne de ce nom.

Comment la rentrée 2013 va-t-elle se passer ? Comme Alexie Lorca (PS), quelques centaines de Montreuillois ont entendu dire que les futurs élèves de l’école Résistance seraient accueillis dans des locaux provisoires. Elle demande confirmation. Danièle Craechcadec (RGC) pose des questions du même ordre car, tout de même, les nouveaux secteurs scolaires ont été définis, les fermetures et ouvertures de classes décidées et les mutations des enseignants engagées. Alors il est bien tard

nature, à une perte de proximité et une faible écoute des habitants.

La préoccupation du moment est le budget communautaire. C’est un budget de rigueur provoqué par la baisse des dotations d’Etat. Pour tenter de le garder à niveau constant, Est Ensemble transfère une partie de ses difficultés financières aux communes en diminuant des compensations dues. La capacité de désendettement de l’agglomération a été arbitrairement limitée à 4,5 années, soit exactement comme ailleurs sans tenir compte des particularités du territoire

(suite)

pour prendre cette décision. L’objectif serait de créer la pagaille qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il leur est répondu qu’elles n’ont rien compris. Les enfants restent dans leurs écoles d’origine !

Quelle place donner au dialogue ? Gaylord Le Chequer (RGC) trouve insupportable la façon dont les uns et les autres sont renvoyés à leurs appartenances politiques pour justifier l’injustifiable : le manque d’écoute et de prise en considération. « Un conflit avec des riverains, c’est banal. Demandez à nos collègues qui étaient aux responsabilités combien ils en ont rencontré. C’est banal. On se met autour de la table, on discute, on ne remet pas en cause un projet d’intérêt public pour cela. Vous accusez les opposants d’être contre une école. Non, ils sont contre cette école. C’est ce type de pratique qui est insupportable et dont vous êtes en train de payer les conséquences ».

Gouverner c’est prévoir Jean-Pierre Brard tente une fois de plus de donner quelques conseils de gouvernance à Mme Voynet. « En fait, aujourd’hui, vous êtes acculée parce que vous n’avez pas pris de marge de sécurité sur les chantiers ». Il propose aussi d’écouter ce qu’il dit. Il avait bien donné l’alerte sur l’école Diderot mais Mme Pilon « a balayé mes remarques d’un revers de main ». Enfin, il tente aussi de rétablir quelques vérités sur la situation des écoles en 2008. « Non seulement Louise Michel fut construite mais/…/ que se passa-t-il à Nanteuil ? La surface de l’école fut plus que doublée ». Mais il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.

concerné. Résultat : il y aura réduction du recours à l’emprunt, donc réduction de projets. Le vent de l’austérité semble souffler. Un autre souci, quasi-permanent celuilà, concerne le traitement des ordures ménagères. Sur la base des chiffres réalisés en 2012, la collecte 2013 avait été évaluée à 36,8 M€. En fait, elle sera de 46,2. Les économies prévues ne sont pas au rendez-vous puisqu’on assiste à une explosion des dépenses (+ 9,4 M€) alors que le service rendu est jugé désastreux partout. Devant la défaillance d’Est Ensemble, des communes reprennent la

Ecoles : a première adjointe, déléguée à l’Education, Mme Pilon, passe son temps à vilipender les élus du mandat précédent. En effet, jusqu’à maintenant, les difficultés rencontrées auront été imputées aux autres. Pourtant, deux exemples du mois d’avril montrent la limite de cette attitude : Jules-Ferry et Guy-Moquet.

L

Pour ce qui concerne Jules-Ferry, le toit des toilettes est tombé, avec un enfant à proximité, tout simplement. Il faut se souvenir que la remise en état de ces lieux constituait une des priorités annoncées par la nouvelle municipalité en 2008. Que s’est-il donc passé ? Un champignon aurait fragilisé une poutre, provoquant l'effondrement du plafond. Travaux l’été prochain. Mais les difficultés ne se limitent pas à cela. A l’école Guy Moquet, les parents en ont assez et ils l’ont dit sur une banderole visible un temps de la rue. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre ce qui est en cause. Les façades délabrées parlent d’ellesmêmes. A ces quelques remarques, il faut ajouter que le terrain de la rue Kléber n’est toujours pas la propriété de la ville. Prétendre que la nouvelle école prévue à cet endroit sera pour 2016-2017, c’est n’avoir tiré aucune leçon des retards observés dans la réalisation des différents chantiers en cours. Cinq années d’expérience n’auront donc servi à rien en matière de gouvernance. Cette municipalité fait décidément toujours preuve d’amateurisme. Et les élus en poste de 2001 à 2008 n’y sont pour rien.

collecte des corbeilles de rue et encombrants pour limiter le mécontentement des habitants. A Montreuil, la maire a mis en place une équipe de secours. Que faire alors, en ces temps rapprochés d’élections municipales, si ce n’est geler les taux des taxes pour différer les augmentations d’impôts ? Mais c’est reculer pour mieux sauter : les dépenses étant supérieures aux recettes, la note risque d’être salée en octobre 2014. Merci qui ? Bien sûr, au responsable du secteur à la CAEE, un certain M. Monteagle, adjoint à la maire de Montreuil.

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BLOC-NOTES

Prix de l’humour

Un peu d’humour, c’est bon pour le moral. Nous n’hésitons donc pas à scruter l’actualité pour mettre en concurrence les situations les plus diverses et leur attribuer des prix. Certains décernent des étoiles d’autres des Césars. Nous nous contentons d’attribuer des choux, d’excellence (très très drôle), d’honneur (drôle) ou de Bruxelles (pas drôle du tout).

Chou d’excellence Décerné à Mme Voynet pour son édito dans lequel elle reconnaît la difficulté du métier de journaliste car il faut « établir les faits, quand l'enquête de police commence à peine et que personne n'a vu la totalité de la séquence ». Il est vrai que, de ce point de vue, il est plus facile d’être maire. Pas besoin d’attendre les conclusions de l’enquête pour déclarer coupable le directeur de cinéma dont on a envie de se débarrasser.

Chou d'honneur Attribué à l'article de « Tous Montreuil » n° 93 page 3. Il y est dit que les partis de gauche étaient à l’apéro de soutien aux familles roms « excepté le PC, le PS ainsi que le parti de gauche ». Cet article a inspiré un de nos lecteurs sagace et facétieux qui nous propose un pastiche de la chanson « Au lycée Papillon ». « On n'est pas des imbéciles /on a même de l’instruction /au lycée pa-pa, au lycée pa-pi, au lycée papillon. Elève Voynet vous qui êtes forte en toutes les matières, expliquez-moi ce problème... Oh moi, Msieu l'Inspecteur j’connais tout ça par coeur... Bien mon enfant ; alors dites-moi ce qu’il reste des partis de

gauche si on l'en retire les partis communiste, socialiste et de Gauche comme votre journal l'écrit ? Ben, M'sieur l'Inspecteur, y reste la tête à Toto. Reprise par le chœur des élèves : « On n'est pas des imbéciles... au lycée pa-pa, au lycée pa-pi, au lycée papillon.... »

Chou de Bruxelles Décerné au culot du mensuel de l’OPHM Voisins-voisines d’avril. Page 3, on y lit : rue Paul-Bert, « Les Montreuillois ont pu apercevoir une immense grue ». Certes, on ne pouvait que l’apercevoir, vu qu’elle était sur le terrain, derrière les habitations. Mais est-ce la chose la plus frappante à remarquer à ce moment-là ? Nous, nous avons vu 8 cars de CRS. Et l’article de poursuivre sans citer les Roms : « En trois jours, l’ensemble des 28 modulaires était posé ». Pourquoi cette précipitation ? Simplement pour empêcher le Tribunal administratif de se prononcer contre cette installation. Et le journal de conclure : « Une belle performance technique ! ». Supercherie navrante pour occulter les problèmes : la surdensification de ce minuscule terrain, la détresse des riverains, le contrôle d’identité des habitants de la rue et des visiteurs... ! Et puis, tant d’enthousiasme signifie-t-il que c’est ça la réponse à venir aux 6 000 demandeurs de logement ?

COURRIER DES LECTEURS Cette lettre illustre bien la colère que peut provoquer la façon de faire de la municipalité chez des Montreuillois très mesurés lorsqu’ils ne sont pas poussés à bout.

Communiqué : Mais où est Cha

Un riverain de la rue Paul-Bert témoigne. Le 18 février 2013, la municipalité présente -on ne sait pourquoi puisque tout est déjà ficelé- son projet d’installation de 27 conteneurs pour 11 familles Roms rue Paul-Bert. La séance est pour le moins houleuse. Alors que les habitants maintiennent leur opposition au projet, M. Petitjean, exaspéré par la tournure de la séance, annonce : « Si vous n’êtes pas contents, vous n’avez qu’à partir ! ». Belle leçon de démocratie participative ! Cette phrase résume à elle seule le profond mépris pour les habitants de la rue et dévoile le véritable but de cette installation : les chasser ! Pour une juteuse opération immobilière ? On peut se poser la question puisque M. Reznik, maire adjoint délégué aux populations migrantes, ajoute : « Vous allez faire une belle plus-value en vendant vos logements. » ! Compte-tenu des dernières actions de Mme Voynet et de ses élus, envoi massif des forces de police nationale pour passer en force, justice mise devant le fait accompli, la « démocratie » municipale se résume à : « circulez, il n’y a rien à voir ! ». Cela porte un nom : totalitarisme, empreint de xénophobie et de fourberie, très loin de la démocratie que chaque citoyen est en droit d’attendre. En ce lundi de Pâques, jour férié, Mme Voynet fait travailler ses chantiers : c’est le cas de la rue Paul-Bert. Mépris des ouvriers autant que des riverains, bien dans l’esprit de cette maire mégalomane.

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A lire avec le n° 93 de « Tous Montreuil » en main* Ce titre d'une collection de bandes dessinées où le lecteur est invité à repérer le personnage de Charlie sur les différentes planches, nous a inspiré un nouveau jeu montreuillois : mais où est donc Ch... Heu, la maire Voynet sur la photo ? Nous ne parlons pas des nombreux clichés (record régulièrement battu) qui émaillent la gazette municipale de son sourire placide, mais de ceux où elle fait des apparitions presque... subliminales et où, selon nous, elle n'a rien à y faire. Prenez le n° 93, du 2 au 15 avril et jouez avec nous. Page 2, « FMJ, c'était leur première séance », 28 jeunes au Forum des Jeunes Montreuillois sont sur les marches de l'hôtel de ville. Seuls ? Non, CharlieVoynet y est aussi, le regard ailleurs, de même que Charlie-Casalaspro. Vu ? * pour nos lecteurs à l’international passer sur le site de la ville.

COURRIER DES LECTEURS Enquête dans l’intérêt des familles Les familles de Montreuil ont la douleur de vous faire part de la disparition de la fontaine de la Mairie. Aux quatre coins de la ville, la population s’interroge et s’inquiète de plein droit : qui a commandité ce rapt ? Où est détenu l’otage ? Y-a-t-il une demande de rançon ? Est-ce le fait d’un collectionneur fou ? Une vengeance politicienne ? Doit-on organiser des battues ?

EN BREF Les Murs à Pêches tombent

D’aucuns se souviennent des moments heureux et paisibles qu’offrait hier encore ce lieu où les enfants déployaient des marelles pour atteindre le Ciel et dégustaient des glaces. Les retraités prenaient le soleil. Les passants faisaient halte. Tous goûtaient le chant harmonieux de l’eau qui cascadait au long de cette œuvre d’art en granit façonné. En tout cas, chacun convient que ce ne sont pas les maigres enseignes « bobo » d’alentour qui rendront la présence vivifiante de notre chère fontaine ! Mais après tout, n’est-ce pas à Mme Voynet de veiller à la protection de notre patrimoine culturel ? Madame, rendez-nous notre Bien ! Avant qu’on ne tourne votre personnage à la manière d’une fable satirique, voire en vulgaire blague à Malabar. Si vous détenez un indice ou une information sur ce kidnapping, transmettre au journal pour suite à donner. NDLR : Hélas, mille fois hélas ! La question est réglée. Nous ne savons pas où est la fontaine mais l’artiste, propriétaire intellectuel de la création artistique, a été dédommagé par une délibération du dernier Conseil municipal. Que ce lieu de convivialité vous manque, qui s’en soucie ?

arlie ? Page 8, « Vivre en Babayagas », nous avons beau regarder, pas de Charlie en vue, et pourtant, ah, ah... un coin de joue, quelques mèches, une épaule, un foulard. Mais c'est... bien sûr ! Sans doute est-ce trop subliminal car on a ressorti des archives une photo de 2011, juste à côté. Certes, c'est un profil, mais, en face d'elle, un cameraman la filme et nous montre ainsi ce qui est important. Tout un programme de com'. Page 12, « Les assos au boulot », une belle photo de groupe du comité d'animation, mais là aussi - Madame fait des émules - on peut chercher Charlie-Petitjean. Trop facile à repérer, ce n'est pas du jeu ! Page 13, « Prêts pour Sciences-Po ! », un instant d'hésitation, aurions-nous la berlue ? Nous voyons le jury de l'examen d'admissibilité à Sciences Po pour des élèves de terminale du lycée JeanJaurès**. Il ne peut donc s'agir que de ** dans le cadre d'une convention d'éducation prioritaire signée en 2009.

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trois professeurs. Erreur, le texte nous apprend que l'un des trois jurés n'est autre que Mme Voynet. C'est nous qu'elle regarde, d'ailleurs, et non le candidat. Ainsi, Mme la maire cumule les casquettes, si ce n'est les compétences, occupant même la place d'un professeur pour décider du passage ou non de candidats. Il y a de l'abus... de pouvoir ! Comme dans les pays où les mêmes dirigeants sont omniprésents (et très photographiés !). Mme Voynet n'en a cure ; certainement croit-elle que les lycées aussi n'attendent que son indispensable concours. Mais revenons à la page 3. Là où nous sommes sûrs de ne pas voir Charlie-Voynet, c'est sur la photo « Les sirènes du soleil levant ». Quelle bonne nouvelle ! À condition de ne pas dévier le regard vers la petite photo à droite : quelqu'un nous observe... Qui donc ?

D.R.

Au début du 20e siècle, l’espace horticole des Murs à Pêches s’étendait sur plus d’une cinquantaine d’hectares. Au fil des décennies, avec le départ progressif des horticulteurs, l’espace a été réduit par l’implantation d’une zone industrielle dans le secteur des rues Nungesser-Rosny pour parvenir à la surface actuelle d’une vingtaine d’hectares dont 8,5 classés en 2003 par Mme Voynet, alors ministre de l’environnement. Sur cet espace, encore grignoté par l’implantation d’un camp rom, avait lieu, le 22 septembre 2012, l’inauguration « des murs à pêches reconstruits » : parcelle de l’association « Café social », entre l’impasse Gobétue et la rue Pierre-de-Montreuil. Après des mois de travaux effectués par une entreprise extérieure à Montreuil, pour un coût de plus de 320 000 euros, tout était beau ce jour-là : le discours de la Maire, comme le temps. Sauf que… quelques mois après la fin des travaux, les chaperons* nouvellement refaits n’ont pas résisté aux frimas du premier hiver et sont tombés ! Des questions se posent : l’entreprise a-t-elle été bien choisie ? A-t-elle respecté le cahier des charges ? Les architectes ont-ils contrôlé le travail lors des réunions de chantier ? Peut-on reconstruire des murs d’une façon identique et pérenne sans tenir compte de l’avis des anciens des riverains et des associations pourtant experts en la matière ? Afin d’alerter les Montreuillois et les élus, l’ADHM** avait organisé une visite le dimanche 7 avril. Les habitants, auxquels se sont joints des représentants de l’opposition à la municipalité, n’ont pu que constater les dégâts importants sur les murs reconstruits. Aucun élu de la majorité municipale n’était présent. Il est vrai qu’il n’y avait pas de quoi être fier. *Petit rebord au-dessus des murs pour les protéger des infiltrations. **ADHM (Association de Défense des Habitants de Montreuil) à l’origine de la sauvegarde des murs-à-pêches. N°47 > Mai 2013

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DOSSIER

Se déplacer : quoi de neuf ? L’aménagement de la région Ile-de-France a donné lieu à deux projets dont nous avons déjà parlé : le Grand Paris (projet Sarkozy) et le Nouveau Grand Paris (projet Hollande). Les transports en commun en constituent l’ossature. our la partie transports, un débat public très large a eu lieu de septembre 2010 à janvier 2011. Il a plébiscité le projet Arc express. Il a débouché sur un compromis entre l’Etat et la Région : la Région acceptait le métro du Grand Paris et l’Etat acceptait de le compléter par un Arc Est en proche banlieue appelé « Ligne Orange ».

P

Dès son arrivée, le nouveau gouvernement constate l’impossibilité de financer le projet en l’état. Il demande à M. Auzanet (ancien responsable du développement et ancien directeur des RER à la RATP), un rapport d’expertise sur le projet de futur métro automatique Grand Paris Express. Constat : le coût du projet s’élève à 30 milliards d’euros et non 20 comme annoncé. En conséquence, il propose de revoir le dimensionnement des quais des lignes les moins chargées (trains courts). De son côté l’AMUTC (Association des Montreuillois Usagers des Transports en Commun) demande que la Ligne Orange soit intégrée à une rocade bouclée autour de Paris et que la ligne 11 soit prolongée jusqu’à NoisyChamps (Noisy-le-grand / Champs-sur-Marne). Le 6 mars, le Premier ministre annonce ses arbitrages. Il garde l’essentiel du projet sarkozyste mais accepte les demandes de l’AMUTC pour la rocade bouclée (qui passera par Val-de-Fontenay et par Rosny-Bois-Périer) et pour le prolongement de la ligne 11 jusqu’à Noisy-Champs. Cette ligne sera intégrée au Grand Paris Express et automatisée. Ce sont de bonnes nouvelles.

GPE : LA CARTE DES NOUVELLES LIGNES

Fontenay et au-delà. Les Montreuillois paient au prix fort l’absence de leurs élus municipaux dans les discussions et l’abandon d’une intercommunalité de projet (ACTEP) qui aurait pu peser dans les décisions pour une meilleure prise en compte du maillage de l’Est Parisien. Ce grand vide invite les citoyens à agir rapidement pour combler le manque.

Les déplacements à Montreuil Le prolongement de la ligne 11 constitue évidemment un atout. Ces 6 kilomètres de métro automatique comprenant 6 stations supplémentaires attendent le passage de 85 000 voyageurs/jour. Pour ce qui concerne Montreuil, venant de la Place Carnot à Romainville, elle desservira le centre hospitalier André-Grégoire et la Boissière (limites de Montreuil, Noisy-le-Sec, Romainville). Sa mise en service est prévue pour 2020. Cette bonne nouvelle comporte pourtant sa zone d'ombre. Les Montreuillois du Haut Montreuil n'ayant absolument plus besoin de passer par la mairie pour rejoindre Paris, il y a de fortes chances pour que la scission entre le Bas et le Haut Montreuil ne fasse que se confirmer. L'objectif annoncé par toutes les municipalités successives de ces 30 dernières années de retisser des liens pour refonder l'unité de Montreuil risque d'être bien mis à mal. A cela, il existe un remède à décliner en deux temps : le prolongement de la ligne 9 et la réalisation du tram T1. La ligne 9 Le prolongement de la ligne 9, promis depuis plus de 30 ans, aurait pu tout à fait trouver sa place dans les annonces du 6 mars. Ce n’est pas le cas. Il faut donc tenter de faire jouer les situations d’aubaine. Or le prolongement de la ligne 11 pourrait être cette aubaine : le tunnelier nécessaire à la création de cette ligne étant sur place, il serait possible de prolonger son travail de l’hôpital à la mairie. Ainsi seraient enfin reliés Bas et Haut Montreuil. Cela valait bien une manifestation lors de la journée porte-ouverte de l’hôpital. Le tram

Autres annonces importantes du 6 mars : des financements pérennes seront mis en place pour réaliser en même temps l’amélioration du réseau existant (notamment les RER A et E) et les prolongements de lignes (dont la ligne 11 et le tram T1). Hélas, les prolongements de la ligne 9 jusqu’à l’hôpital et de la ligne 1 jusqu’à Val-de-Fontenay ne sont pas cités. Il faut alors remarquer le grand vide existant entre les limites de Paris et la ligne reliant Rosny-Bois-Perrier à Val-de-

6 www.lavoixdemontreuil.fr N°47 > Mai 2013

Nous ne développerons pas à nouveau ce thème déjà abordé dans nos numéros antérieurs. Le STIF* en a voté le principe le 13 décembre 2012 mais son tracé est contesté par le maire de Noisy-le-Sec avec le soutien des Noiséens. Néanmoins, les Montreuillois sont concernés au plus haut point du fait de l’enquête publique prévue. La fermeture de l’autoroute A 86 Les habitants du quartier des Ruffins ont réagi les premiers lorsqu’ils se sont aperçu, au détour d’une discussion

DOSSIER

* Projet 2008 d'arrivée du tram à Mozinor concernant l’aménagement de la place du marché, qu’il était question de supprimer totalement la circulation automobile entre les Ruffins et Mozinor. Surprise ! Pas de débat ! la question n’était pas à discuter ! En fait, les projets d’aménagement autour du tram existant déjà avant 2008, comportaient bien deux voies réservées aux automobiles.* Même les conclusions de la commission extra-municipale de 2009** ne prévoyaient pas la suppression totale de la circulation automobile. Le passage le plus fort à ce sujet mentionne : « La volonté de privilégier les circulations douces dans le quartier tout en permettant son ouverture sur les autres quartiers et en favorisant sa découverte a été affirmée. De nouveaux cheminements (piétons/vélos) sont donc proposés du Bel-air à la rue de Rosny et de Maurice-Bouchor à la rue Saint-Antoine, voire jusqu’à la rue de Rosny. La préoccupation de limiter la circulation de voitures dans le cœur du quartier implique aussi de travailler à des solutions de stationnement en entrée de secteur, rue Pierrede-Montreuil notamment et à des solutions de livraison pour les activités à mettre en place en cœur de secteur. ». La suppression de la circulation automobile n’a jamais été ni présentée ni discutée. C’est une décision unilatérale. Aujourd’hui, la municipalité prétend que l’aménagement relève de la responsabilité du Conseil général. C’est exact sauf que celui-ci ne fait que reprendre les propositions qui lui ont été faites… par la municipalité. Certes, pour le paysage urbain autour d’un parc aquatique, il peut être intellectuellement intéressant de se passer de la pollution sonore que représente la voiture, sauf que les Montreuillois qui en usent ne le font pas par choix mais par nécessité. Jusqu’à la réalisation, très lointaine, d’équipements très lourds, leurs déplacements habitation-travail nécessitent l’utilisation d’un véhicule. La proposition de la municipalité a donc provoqué un tollé doublé d’une signature de pétition lancée par le conseil de quartier des Ruffins (2 500 à ce jour) et d’une présence massive aux réunions suivantes dites « d’information ». Les quartiers limitrophes, tout aussi concernés, se sont mêlés à la protestation. S’étant rencontrés, ils ont demandé la constitution d’une commission extra-municipale.

D.R. La commission extra-municipale (CEM) Si la municipalité a répondu positivement à cette demande, il faut remarquer les limites de l’exercice démocratique. Devant être validée au Conseil municipal du 25 mai, elle n’aura guère le temps d’approfondir sa réflexion si l’enquête publique concernant le tram commence le 15 juin. Et puis, cela seule l’élue en charge du dossier (Mme Vansteenkiste) peut définir l’ordre du jour des réunions, ce qui risque fort de réduire le champ de compétence de cette commission. Cette CEM aurait eu tout son sens si elle avait pu permettre un véritable échange à propos des voies latérales destinées à la circulation automobile. Elle aurait dû précéder l’enquête publique concernant l’aménagement pour l’arrivée du tram. Les limites imposées en minorent l’intérêt et surtout, elles ne permettront pas d’adopter une position commune avant que soit posée la question globale de l’aménagement pour le tram. L’enquête risque alors de mettre en avant des désaccords portant sur le seul tronçon concerné par la coupure de l’autoroute alors qu’il y a à l’évidence accord sur le principe de la construction du tram. L’enquête publique Comme pour tout équipement, la réalisation du tram doit donner lieu à une enquête publique. Elle se fera sur la base d’un dossier qui ne tient pas compte des réserves du maire de Noisy-le-Sec. Le Préfet a confirmé la volonté de lancer l'enquête avant l'été. Toutefois, il indique dans une lettre que l’autorité environnementale n’a été saisie que fin février. Son avis devrait arriver vers la fin du mois de mai. Les délais sont donc extrêmement serrés. En outre, l'autorité environnementale peut faire des réserves nécessitant de reporter l'enquête. Bref, il est peu probable que cette enquête se fasse avant mi-juin. Nous nous trouverions alors dans la même situation que pour l’enquête sur le Plan Local d’Urbanisme. La période estivale n’est évidemment pas propice à une forte participation de la population. Celle-ci doit pourtant être importante. Nous indiquerons les modalités de participation et les avis des associations et des conseils de quartier dans notre numéro de juin.

*Syndicat des Transports d’Ile-de-France ** document sur notre site N°47 > Mai 2013

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ACTUALITÉ

L’absence de décisions spectaculaires, comme la fermeture du CMS Voltaire, qui avait provoqué une très vive opposition en 2010, ne nous empêche pas de veiller à la situation des autres centres de santé comme vecteur de l’exigence d’une médecine de qualité pour tous.

o

Un des problèmes préoccupants constatés à l’heure actuelle est l’allongement des délais de rendez-vous en médecine générale mais aussi dans toutes les spécialités (plus de 3 mois, par exemple, en ophtalmologie). Ce problème est dû, en partie, à la fermeture du centre médical et dentaire de l’Est-Parisien (centre privé), situé à proximité de la Croix-de-Chavaux. Le voisinage d’un autre centre privé avait contribué à justifier la suppression de Voltaire. Mais alors, pourquoi la fermeture d’un centre privé ne déclenche-t-elle pas une mesure inverse de la part de la municipalité : l’amorce d’une compensation par un renforcement immédiat des consultations dans les CMS ? Faut-il alors comprendre qu’on est plus préoccupé, à l’Hôtel de ville, de faire des économies avec l’aide du privé, que de prendre pleinement ses responsabilités en maintenant, voire en développant l’offre de soins ? La politique municipale de la santé se trouve aussi interrogée par une situation non visible de prime abord mais bien réelle : le départ de personnels compétents (secrétaires, infirmières et médecins), présents depuis des années dans les Centres. Ce fait questionne, d’ailleurs, sur la réelle volonté de maintenir le service des CMS, alors qu’ils sont de plus en plus nécessaires, de par leur proximité, au moment où montent aussi bien la précarité que la pénurie de médecins. Un exemple : alors que les opérations de rénovation du principal Centre de la ville - Savattero sont lancées, n’est-on pas en train de laisser de côté le projet d’une nouvelle structure en Centre-ville ?

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Cap’Santé : une approche globale de la santé l’heure de l’industrialisation de la santé et des grandes unités hospitalières soucieuses d’économie et de rentabilité, le « Centre d’Action Populaire pour la Santé » (Cap’Santé), association loi 1901 à but non lucratif, met en œuvre un projet original sur son territoire d’intervention : Montreuil et les communes limitrophes.

A

Il voit dans la santé un facteur d’équilibre tant pour l’individu que pour la collectivité. C’est pourquoi il est présent, grâce à son service de soins infirmiers à domicile, dans les parcours difficiles de la vie : maladie, vieillesse, handicap, fin de vie. Il s’agit de prendre en compte la personne, par un véritable accompagnement relationnel, pour prévenir l’exclusion et la rupture sociale. Le point d’ancrage est le domicile (le regagner rapidement après hospitalisation ou continuer à y vivre en retardant ou en prévenant un état de santé qui conduit à l’hospitalisation ou à l’entrée en institution). Cet aspect individuel ne se dissocie pas de la solidarité. Cap’Santé est ouvert à toute personne qui soutient son projet associatif. Cela va de la simple adhésion, pour mieux connaître l’association, à l’engagement d’une vingtaine de ses membres dans des activités ayant des objectifs communs avec celles des professionnels de la santé, par exemple les visites au domicile de personnes âgées en situation d’isolement ou, plus ponctuellement, les actions de convivialité (fêtes, pique-nique). L’association fonctionne, en plus des bénévoles qui la gèrent, avec une trentaine de salariés professionnels et administratifs. Elle est installée dans la résidence Mériel, 30, avenue de la Résistance (tél. : 01 42 87 00 07 - courriel : cap- [email protected]) et dispose d’un mensuel, Cap’s Infos. Les locaux sont ouverts de 8 h 30 à 17 h 30. Cap’Santé vient d’éditer un livre de Stéphanie Rivoal « Portraits intimes » (5 €). Un ouvrage composé de 30 brèves histoires de vie de femmes et d’hommes fiers et dignes, marqués par la vieillesse, le handicap ou la maladie. Une occasion de réfléchir sur le regard que nous portons sur l’autre. Il faut venir au 30, avenue de la Résistance pour s’informer sur cette démarche profondément humaniste et citoyenne qui défend, à la suite de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), « le droit à la santé pour tous ».

EN BREF

Quelques échos sur les Centres Municipaux de Santé (CMS)

Méliès : la lutte continue Tout est fait pour laisser penser qu’après la tempête, le calme s’installe. Il n’en est rien et, bien-entendu, c’est à La Voix de Montreuil de vous en informer en quelques mots. Alors que les salariés du cinéma Le Méliès de Montreuil ont repris le travail, plusieurs cinéastes signent une tribune pour alerter sur la situation du cinéma d’art et essai, l’affaire du Méliès étant symptomatique d’une situation nationale posant la question de la survie des salles d’art et essai. Il faut savoir que l’ex-équipe du Méliès a porté plainte pour diffamation contre Le Monde et Télérama suite à des articles publiés mi-janvier qui faisaient état de l’existence d’une « caisse noire ». Une requête en annulation des sanctions prises à leur encontre est par ailleurs en cours. Il y a eu le Méliès Éphémère à l'Arlequin et la soirée initiée par Renc'Art, autour du film « Le temps de l’aventure ». Les adhérents avaient répondu nombreux à ces appels. Le Canard Enchaîné (17 avril 2013) a encore donné de la voix. Et puis, la demande de rendez-vous de l’association Renc’Art court toujours. Tout n’est pas dit.

ACTUALITÉ

Les dessous de la com' 2 Le hors-série Tous Montreuil (fév. 2013) fera l’objet de notre attention jusqu’à mars 2014 car nous nous souvenons bien de la campagne de 2008, pleine de promesses mensongères. Cette plaquette de propagande « 2008-2013 Montreuil avance ! » annonce la couleur pour tous les numéros qui vont suivre. Autant prendre les devants, par petits bouts, mois après mois. Ce mois ci, arrêtons-nous aux pages 4-5. Page 4 : Parlons logement Logements sociaux construits et limitation de la hausse du prix de l’immobilier ! Voilà ce qui est annoncé. On évitera soigneusement de donner des chiffres car ils seraient féroces. Même la Chambre des notaires a relevé la flambée du foncier à Montreuil. Quant aux logements sociaux, il serait intéressant de différencier ceux qui relèvent de la loi Scellier–devenue loi Duflot-et les vrais logements sociaux. Les premiers donnent

droit à des abattements fiscaux mais leur loyer n’est plafonné que pendant dix ans Les seconds gardent un loyer abordable par les Montreuillois inscrits sur les listes de l’OPHM. Le PRUS (Plan de Rénovation Urbaine et Sociale) de La Noue, sorti de l’impasse ? Evidemment non ! Pas encore ! Des efforts ont été faits pour tenter de trouver des solutions mais nous sommes encore loin du compte. L’AFUL (Asssociation Foncière Urbaine Libre), créée en d’autres temps, s’avère des plus compliquée à faire vivre du fait, entre autres, de la mixité copropriété-logements locatifs et des coûts de fonctionnement imposés à ses membres. Quant aux exigences environnementales, elles n’ont pas attendu 2008 pour être mises en œuvre. Il faut se souvenir des toits solaires dans le logement social de la rue JulesFerry, de la création de l’agence Maitrisez Votre Energie, des Journées de l’Environnement et autres manifestations permettant de

sensibiliser la population. Ces belles journées sont devenues quelques photos accrochées aux grilles du square Patriarche, accompagnées de quelques films et d’une balade. Après toutes les obligations liées au Grenelle de l’Environnement, pas de quoi pavoiser ! Page 5 : Transports Développement des circulations douces ! La photo illustrant le propos est significative : un coup de peinture sur le macadam de la rue et le tour est joué. Mauvais tour, en particulier pour ceux qui pensaient qu’une municipalité écolo ferait plus pour le vélo en ville que les municipalités précédentes. Mauvaise pioche ! Pour le bilan du Vélib, on verra plus tard ! Et puis, le tram ! Il ne suffit pas de le déclarer, à tout bout de champ, débloqué en 2012 pour que ce soit exact. Car c’est faux. La suite au prochain numéro.

Sur le budget d’Est Ensemble ___________________________________3

Editeur : Les amis de Viva-Cités Directrice de publication : Eliane Robin Ce journal a été écrit par une équipe de bénévoles. Impression : Diartist - 94, rue Faidherbe - 93700 Drancy Points de vente : Points de presse : mairie, rue Dreyfus, Place F. Mitterrand, La Boissière, Croix de Chavaux, C.C Clos Français, 94 bd H. Barbusse, 4 bd T. Sueur Boulangeries : 67 rue de Paris, 192 bd T. Sueur, Jean-Moulin Divers : Khetty fleurs 270 bd T. Sueur, Lou Pintou 27 bd R. de Lisle, Chats-Chiens 5 bd Chanzy, Section PCF 10 rue V. Hugo, CCM 45 rue Dreyfus.

Prix de l’humour - Courrier des lecteurs _________________________4 Mais où est passé Charlie - Enquête dans l’intérêt des familles Les Murs à Pêches tombent ____________________________________5 Se déplacer : quoi de neuf ? ___________________________________6-7 Quelques échos des CMS-Cap’Santé : une approche globale de la santé - Méliès : la lutte continue_________________________________8 Les dessous de la com’2 ________________________________________9 SEM 2S : on liquide - Crèche sur le toit -

Dépôt légal : septembre 2008 - Homologation : 121/08

La démocratie à la Voynet _______________________________________10

CPPAP : 0615 G 90798

Histoire : Pour garder leur sens aux mots______________________11

Numéro ISSN : 2115-2837

SOMMAIRE

Conseil municipal______________________________________________1-2

La Voix de Montreuil BP 3 - 93101 MONTREUIL Cedex [email protected]

Le temps d'harmonie __________________________________________12

Adhésion-abonnement : La commission paritaire nous demande de distinguer « adhésion » et « abonnement » mais le paiement peut être globalisé. La trésorière vous en sera reconnaissante et se chargera de la répartition comptable



ADHESION à l’association « Les amis de Viva-Cités » Nom et Prénom ................................................................................................................................................................................................................................ Adresse..............................................................................................................................................................................................................................................

✁ ABONNEMENT – RÉABONNEMENT au journal de l’association « La Voix de Montreuil » Nom et Prénom ................................................................................................................................................................................................................................ Adresse.............................................................................................................................................................................................................................................. Abonnement papier : - Avec adhésion 25 euros - Sans adhésion : 30 euros Abonnement internet (avec ou sans adhésion) : 20 euros - Courriel .......................................................................................................................................... Abonnement de soutien : 50 euros et plus (cochez le type d’abonnement retenu) Date : ……/……/…… Signature de l'abonné : Les chèques sont à libeller au nom de « La Voix de Montreuil » ou « Les amis de Viva-Cités » et à retourner à « La Voix de Montreuil » BP3, 93101 MONTREUIL Cedex N°47 > Mai 2013

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EN BREF SEM 2S : on liquide ous apprenons que trois administrateurs de la société d’économie mixte M2S (stationnement) ont démissionné de leur fonction. Par ce geste, ils ont voulu exprimer leur désaccord sur le sort réservé à cette SEM et à ses salariés.

N

La situation ne doit étonner personne. Nous avions fait état de nos inquiétudes lorsque, le 29 mars dernier, la municipalité avait décidé de confier la gestion de plusieurs parkings couverts de la ville ainsi que le stationnement payant sur voirie à un groupe privé, EFFIA, sous forme de délégation de service public. Suite à cette décision, la SEM se trouve dans l’incapacité de poursuivre son activité. Elle est contrainte de se séparer de son personnel par un plan de licenciement économique. C’est cet objectif que visent les modifications de statut de la SEM proposées par la municipalité. Murielle Bensaïd, Gaylord Le Chequer et Christine Pascual (élus de l’opposition) ont refusé d’entériner cette décision. Dans une déclaration officielle, ils ont dit leur soutien à tout recours juridique que les personnels pourraient être amenés à engager pour faire valoir leurs droits.

BLOC-NOTES

Un peu d'humour avec cette recette de démocratie à la sauce Voynet. Pâques étant passé, au lieu de truffes nous aurons des

CROTTES SANS CHOCOLAT à la Voynet A accompagner d'un petit vin d'Arbois* Dans une marmite d'autorité râper grossièrement la démocratie. Ajouter des carrés de CRS sur une bonne portion de citoyens et porter à ébullition. Dans ce bouillon d'onze heures verser encore une bonne louche de mensonge et tournez à en avoir le tournis. Y mettre à ramollir une poignée d'élus com'parses et battre à coups de force pour éviter tout grumeau (conseil : s'appliquer car ce n'est pas de la tarte !). Placer la mixture sur une tôle graissée. Faire des boulettes avec la volonté populaire. Enrober de mauvaise foi et rouler la loi dans la farine. Lorsqu'on a les boules, laisser refroidir. C'est l'heure de la dégustation... … et ON DEGUSTE ! (Attention : tout risque d'indigestion n'est pas exclu) * Près de Dôle

Dans la salle, derrière le rideau, la troupe s'apprête à jouer Cyrano de Bergerac. Mais le fils de la comédienne qui interprète Roxane ne connaît pas la pièce ! Alors tous vont lui raconter l'histoire de ce gascon, poète sans le sou, doté d'un nez impressionnant et amoureux en secret de sa jolie cousine...

Crèche sur le toit éalisation phare : une crèche sur le toit en Centre-ville. Nous avons déjà exprimé nos doutes : une crèche sur un toit n’entraîne-t-elle pas des frais de fonctionnement importants ? Bien entendu, pour avancer de tels propos, nous nous référons à quelques autres expériences. Mais pour ce mois-ci, il faudra aussi retenir les manquements au règlement : pas de passage du Comité d’Hygiène et de Sécurité avant l’ouverture, aménagements assurés à dos d’homme par les employé(e)s municipaux, dépassements d’horaires, manque de personnel d’entretien.

R

10 www.lavoixdemontreuil.fr N°47 > Mai 2013

La Compagnie de l'Arbre Sec présente

RACONTE... CYRANO DE BERGERAC Adaptation Vladimir Pronier - Direction d'acteurs Smael Benahdedelouab Mise en scène : Hélène Bayard et Marie-Claude Chiniard - Décors : Dani Robert

Ecole Henri Wallon 1 rue H. Wallon samedi 11 mai 20 h 30 et dimanche 12 mai 16 h 00 Ecole Louise Michel 31 bd Jeanne d'Arc samedi 18 mai 20 h 30 et dimanche 19 mai 16 h 00 Théâtre Marcelin Berthelot 6 rue Marcelin Berthelot samedi 15 juin 21 h 00 Théâtre l'Alexandrin 1 rue Navoiseau dimanche 23 juin 16 h 00 et lundi 24 juin 20 h 30 Renseignements et réservations 01 48 57 55 89 et www.arbresec.fr Spectacle soutenu par le Ministère de la jeunesse et de l’éducation populaire et la ville de Montreuil

HISTOIRE

Pour garder leur sens aux mots Ce 27 mai, nous célébrerons le 70e anniversaire du Conseil National de la Résistance. Nous savons qu’il ne faut pas compter sur la majorité en place pour commémorer cette date et en faire une base de réflexion pour aujourd’hui et demain. Alors, La Voix de Montreuil a décidé de combler cette lacune en se penchant sur ce temps fort : la Résistance. e 17 Juin 1940, vers 18 heures, deux officiers allemands viennent chercher le Préfet de l’Eure pour une affaire urgente. « Des femmes et des enfants français, ont été massacrés après avoir été violés par des soldats noirs de votre armée en retraite. Les faits sont prouvés, nous avons rédigé un protocole qui impute ces crimes à votre armée ». Devant le mensonge et la mauvaise foi, le préfet refuse de signer. Frappé à coups de crosses pendant des heures, il ne cède pas. Ce calvaire durera deux jours. A l’aube du 18 Juin 1940, il simule un suicide pour se soustraire à l’autorité des Allemands.

L

Cet homme, c’est Jean Moulin, dont la courte vie (44 ans) symbolise les combats de la Résistance. Toute la personnalité de cet homme engagé, qui avait soutenu l’Espagne républicaine dressée contre Franco, est dans cet acte de résistance. Car résister, c’est former un rempart. Résister, c’est s’engager contre l’oppression, c’est transformer le sursaut moral d’une conscience révoltée en un choix politique lucide. Résister, c’est appeler sciemment à agir contre l’injustice, la cruauté et la trahison. En 1941, Jean Moulin sut convaincre le Général de Gaulle d’unifier toutes les forces qui se battaient contre l’occupant allemand et ses complices. Parachuté en zone Sud, il organisa le 27 mai 1943 la première réunion du C.N.R (Conseil National de la Résistance). A cette réunion participent des représentants des 8 principaux mouvements de la Résistance (Combat, Libération Sud, Franc-Tireur, Front National, Organisation Civile et Militaire, Ceux de la Résistance, Ceux de la Libération, Libération Nord), les représentants des deux grands syndicats d’avant-guerre (CGT, CFTC), les représentants des 6 principaux partis politiques de la IIIe République (Parti communiste, SFIO, Parti radical socialiste, Alliance démocratique, Démocratie populaire, Fédération républicaine). Jean Moulin disparu, son œuvre lui survécut. « L’Armée des Ombres » imagina un projet de société plus juste et plus solidaire. Résister, c’est ainsi refuser la loi du plus fort, la haine et l’avilissement. Résister, c’est créer. Malgré les difficultés dues à la clandestinité, le Conseil National de la Résistance élabore un programme qui planifie les conditions de l’insurrection nationale et esquisse les fondements du renouveau républicain. Ses membres posent des principes simples pour édifier un « ordre social plus juste » : le retour à la démocratie et à la souveraineté

D.R.

nationale, la lutte contre les grandes féodalités d’argent, l’organisation rationnelle et maîtrisée de l’économie par l’État, la garantie du respect des libertés individuelles et collectives, la nécessaire redistribution des richesses, la conquête des droits sociaux et syndicaux, l’accès de tous à la culture et à l’instruction. Résister, c’est évidemment, quelles que soient les situations, prendre position et agir. C’est surtout affirmer la prééminence absolue des valeurs humaines sur la barbarie. Naissance de la Résistance à Montreuil En 1939, la guerre survient. Puis une délégation spéciale, nommée par le gouvernement de Pétain remplace le Conseil municipal, situation qui sème le trouble et désoriente sans étouffer complètement les réactions de combativité. Ainsi, lors d’une réunion chez la famille Le Morillon*, des dispositions sont prises pour organiser une structure illégale et diffuser la presse communiste clandestine. Danielle Casanova** s’adresse à des femmes dans le square de la mairie. Ces actes de refus, souvent individuels, manifestent la naissance de la Résistance à Montreuil. Ceux qui en sont porteurs le paient parfois au prix fort : arrestation, torture, internement, déportation, assassinat. Alors, à cause de ce prix payé pour fait de Résistance, donner le nom de Zéfirottes à une école (voir compte-rendu du Conseil municipal p 1-2) pour évoquer ces faits, témoigne au minimum d’une navrante incompréhension de la Résistance et des valeurs qu’elle véhicule.

*Militants communistes morts en déportation. ** Dirigeante communiste, responsable de l’Union des Jeunes filles de France. N°47 > Mai 2013

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ACTUALITÉ

Le temps d’harmonie L’oeuvre de Paul Signac restera à Montreuil. Ainsi en a décidé le Tribunal de Grande Instance et nous nous en réjouissons. Cette étape étant franchie, il serait maintenant très malheureux que cette richesse reste pour le seul bénéfice de quelques Montreuillois ou quelques visiteurs autorisés à entrer dans la maison communale, celle qui devrait appartenir à tous. Un travail avec les écoles est évidemment à mettre en valeur. La meilleure des garanties pour protéger cette oeuvre est que chacun s’en sente dépositaire, et qu’ainsi, ait à cœur de la protéger. Telle était la philosophie qui prévalait jusqu’en 2008. La mairie, largement ouverte à la population, permettait alors à chacun de s’offrir un petit moment de bonheur au contact de cette œuvre d’art.

Cette attitude n’était d’ailleurs pas réservée au tableau de Signac. Le premier étage et même parfois la salle des fêtes se transformaient en lieux d’exposition. La politique culturelle engagée se donnait pour objectif de mettre le maximum de personnes en contact avec les artistes et leurs œuvres. Le renouvellement régulier des pièces exposées permettait d’illustrer la richesse de la création plastique à Montreuil. Ainsi les Portes ouvertes de l’automne trouvaient leur écho tout au long de l’année. Ces acquisitions sont toujours notre possession et devraient être mises à la disposition des Montreuillois. A notre mesure c’est ce que nous faisons. Nous avons sélectionné quatre œuvres.

2006, une quarantaine de photos De Thibaut Cuisset sont achetées par La ville. Leur thème : les boutiques de La rue de Paris

Bruce Clarke Sans titre Sérigraphie 46x29 cm 1994, Offerte par l’artiste en 1994

D.R.

D.R.

Daniel Kohn Sans Titre Acrylique Claudine Ducaroir Dos

230x140 cm (diptyque)

Technique mixte sur papier aquarelle

1990, acquise en 1992

70x50 cm 2002, acquise en 2003

D.R.

D.R.

VOTRE JOURNAL La Voix de Montreuil vit sans aucune subvention. L’équilibre financier ne va pas de soi et les augmentations de prix nous touchent comme chacun. Inutile de dire que le numéro ne revient plus à 1 €. Si nous conservons ce prix, c’est dans le dessein de rendre notre journal accessible à tous. Et puis, nous ne pouvons pas pénaliser les vendeurs en les contraignant à se doter de tonnes de monnaie. C’est donc grâce aux abonnements et aux dons que notre trésorerie est saine. N’hésitez pas à franchir le pas : abonnez-vous, faites des abonnements. Merci.

12 www.lavoixdemontreuil.fr N°47 > Mai 2013

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